Natif de la petite commune de Trézélidé, Jean-Marie Guillerm voit le jour le 20 juin 1902 au village de La Marche. Il y vit jusqu’en 1933, année de son mariage avec Anne-Marie Choquer (dite Anna) à Plouvorn, au village de Guernémiry.

 

Les jeunes mariés s'installent dans la ferme des parents d'Anna. La cohabitation s'installe, comme c'est la coutume à l'époque, les 2 couples vivent sous le même toit et partagent les travaux des champs, chacun selon ses possibilités.

 

Cette ferme a été achetée en 1911 par Jean-Marie Choquer et Marie-Françoise Monfort. Anne est née en 1906, elle a vécu avec ses parents et ses cinq frères jusqu'aux mariages successifs de ceux-ci. Elle les a vu un à un quitter la maison (le dernier en fin 1932) et a gardé avec eux des rapports chaleureux tout au long de leur  vie.

 

Cette vie familiale est enrichie par la venue au monde d'une petite fille, Yvonne, en 1934. 

Photo de la famille Choquer.

Anna est debout à gauche. Son père est assis près d'elle.

Anna et Yvonne, la première fille du couple, née en 1934.


Mais des événements viennent assombrir cette décennie.

 

D'abord, Paul Guillerm, le père de Jean-Marie, décède en 1937 à la ferme de La Marche.

 

Puis, l'état de santé du père d'Anna se dégrade. Il est atteint d'un zona si douloureux que des injections anti-douleurs sont nécessaires. C'est Jean-Marie qui s'en charge.

 

Enfin et surtout, en septembre 1939, c'est le choc de la mobilisation générale. Suite à l'invasion de la Pologne par l'armée allemande, tous les hommes en état de combattre sont appelés sous les drapeaux.  


Ordre de Mobilisation générale

Par décret du Président de la République, la mobilisation des armées de terre, de mer et de l'air est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures, moyens d'attelage, aéronefs, véhicules automobiles, navires, embarcations, engins de manutention et tous les moyens nécessaires pour suppléer à l'insuffisance des moyens ordinaires d'approvisionnement de ces armées.

 

Le premier jour de la mobilisation générale est le samedi 2/09/1939.


Convoqué au bureau de recrutement de Brest, il reçoit le numéro de matricule 1240. Il se rend au Centre de Mobilisation 114 (CMI 114) le 8 septembre 1939. Soldat, il rejoint l’Infanterie, affecté au 441è Régiment de Pionniers (441 RP).

 

Son départ est douloureux pour la famille. Sa fille pleure sur la route le conduisant à Morlaix.

 

Son itinéraire pendant toute la guerre

Retrouvez sur cette carte l'itinéraire de mon père pendant la guerre. C'est grâce aux archives que j'ai pu reconstituer le chemin parcouru pendant ces 6 années d'absence.

Légende des routes en 5 étapes :

Le détail de chacune de ces étapes est présenté dans des  pages dédiées (1 à 3 : Guerre ; 4 et 5 : Captivité).